La méthode

Commencer un projet, dans l’ordre

Avant d’écrire une ligne de code, je construis un « projet papier » parfait avec l’IA. Plus la réflexion en amont est solide, plus l’initialisation est propre. Voici comment je m’y prends, étape par étape.

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Réfléchir à l’idée avec l’IA

Dès que j’ai une idée, j’ouvre une discussion avec Claude ou Gemini pour la challenger avant tout code. Gemini a l’avantage d’être adossé à Google : énormément de données et de contexte marché, utile pour situer l’idée face à l’existant.

Concrètement, je lui présente le projet et je demande un avis franc : est-ce que l’idée tient, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui pourrait être ajouté, quels angles je n’ai pas vus, quels risques ou concurrents. Je ne cherche pas à être rassuré, je cherche à casser l’idée pour la renforcer.

J’itère autant qu’il faut. Je sors de cette étape quand j’ai une vision globale claire, cohérente et solide — pas juste une intuition.

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Choisir la stack technique

Une fois l’idée au point, je demande à l’IA d’échanger sur la stack qui va composer le projet : quelles technos pour le front, le back, la base de données, et quels outils externes brancher — par exemple Stripe pour les paiements, Better Auth pour l’authentification, un service d’envoi d’e-mails, etc.

Pour chaque choix, je demande le pourquoi, les alternatives et les compromis (coût, complexité, maturité). L’objectif est de fixer les briques du projet avant de coder, pas de les découvrir en cours de route.

À verrouiller ici : framework front, back/API, base de données, auth, paiements, hébergement, et les intégrations tierces majeures.
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Poser une direction de design

Quand la stack est claire, on parle direction artistique. Deux cas : soit j’ai déjà l’idée en tête et je l’explique (références, ambiance, ce que je veux ressentir), soit je demande des propositions à l’IA.

Important : à ce stade, pas de design complet. Juste une ébauche — palette de couleurs, thème clair/sombre, typographie, ton (sérieux, ludique, premium), niveau d’arrondi, densité. On pose une direction, on ne fige pas encore les écrans. Ça évite de s’enfermer trop tôt dans une maquette précise.

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Formaliser en base de connaissances (.md)

Une fois l’idée, la stack et la direction design au clair, je demande à l’IA de tout formaliser de façon très détaillée dans plusieurs fichiers .md, chacun avec son rôle précis. Ensemble, ils forment une base de connaissances complète du projet, réutilisable par n’importe quel agent ensuite.

C’est l’étape la plus importante. Il faut vraiment prendre le temps : bien réfléchir, bien échanger, relire, corriger, itérer un maximum. L’objectif est un projet papier parfait — si le papier est bon, le code suit beaucoup plus facilement.

Découpage type des .md : vision & objectifs, fonctionnalités, stack technique, modèle de données, design system, pages & parcours, roadmap.
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Chercher et essayer des designs

Là je passe au visuel concret. Le but de cette étape est de rassembler un maximum de matière avant d’attaquer le vrai design, pour ne pas partir d’une page blanche. J’ai deux approches, souvent les deux en parallèle :

A · Générer des pistes

Je vais sur Claude (Claude Design) ou sur Gemini avec Nano Banana pour générer de premières propositions visuelles. J’essaie plusieurs directions, je garde ce qui me plaît, je jette le reste. Objectif : trouver une base « jolie » qui me parle vraiment.

B · S’inspirer de l’existant

Sinon (ou en plus), je collecte des captures de sites qui ressemblent à ce que je veux — mise en page, style, sections, ambiance. Ces références montrent concrètement la cible, mieux qu’une longue description.

Ensuite je réunis toute cette matière — pistes générées, captures de référence, la direction design de l’étape 3 et les .md — et je lance une vraie session Claude Design avec un maximum de contexte. Plus je donne d’infos, meilleur est le résultat.

Objectif de la session Claude Design : obtenir le design des pages principales, aussi proche que possible du design final. On n’attaque pas l’init tant que ce design n’est pas quasi parfait — c’est lui qui sert de source de vérité visuelle pour la suite.
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Initialiser le projet à partir de tout ça

Quand le projet papier est solide et que le design Claude Design est quasi final, je passe à l’init. Je reviens vers mon premier agent (celui avec qui j’ai tout réfléchi) et je lui demande de me rédiger un prompt d’initialisation complet.

Ce prompt doit faire démarrer le projet parfaitement : toutes les étapes d’init (création du repo, installation de la stack choisie, configuration des outils externes, structure des dossiers), en s’appuyant sur tout ce qu’on a produit. Je lui fournis tous les .md comme base de connaissances, et le handoff Claude Design comme source visuelle.

C’est quoi le handoff Claude Design ? C’est l’export d’une session Claude Design : le design des pages mis au propre pour être passé au développement. Tu le récupères directement depuis ta session Claude Design (fonction de handoff / export vers le dev). Il faut bien l’expliquer à l’agent — dire ce que c’est et le joindre au prompt — car c’est ce qui lui permet de partir du vrai design, pas d’une description approximative. Résultat : un projet initialisé de la meilleure des façons.
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Passer au concret et démarrer

Pour finir la phase de réflexion en basculant sur le concret, je vais dans Codex (avec OpenCodex), je crée un dossier pour le projet et j’y place tous les .md de la base de connaissances. Tout le contexte est là, au même endroit, prêt à être lu par l’agent.

Ensuite je lance un agent IA performant. Dans mon cas Fable 5, parce que j’ai l’abonnement le plus haut qui me le permet — mais ce n’est pas obligatoire : un Opus 5 ou même un Opus 4.8 fait très bien le travail. Je colle le prompt d’init préparé à l’étape 6, et voilà : le projet démarre sur des bases carrées.

Le dossier de départ : un répertoire dédié + tous les .md dedans + le handoff Claude Design à portée de main, puis on lance l’agent et on colle le prompt.

Le principe

Le temps passé sur le papier n’est jamais perdu

Un projet bien pensé en amont — idée, stack, design, base de connaissances — s’initialise proprement et évite des semaines de corrections. Itère jusqu’à ce que le « projet papier » soit parfait, puis lance l’init.

Et si l’un de vos projets vous rend millionnaire : aucun souci, je ne réclamerai surtout pas mes 10%. Amusez-vous bien. 😄

Étape 5 · Prompts →